Le nouveau visage de l'automatisation, partie 1

Roland Alston, Thought Leadership Program Leader
January 21, 2021

L'intégration du développement Low-Code a modifié le paysage de l'automatisation des entreprises. Et le rythme effréné de cette tendance en constante évolution, qui consiste à combiner et à mettre à l'échelle l'intelligence artificielle et le Low-Code, est au cœur du mouvement d'hyperautomatisation.

C'est en tout cas ce qu'affirme Neil Ward-Dutton dans le chapitre de la récente publication, HYPERAUTOMATION, un recueil d'essais d'experts sur le développement Low-Code et l'avenir de l'automatisation des entreprises. Neil est vice-président des pratiques européennes en matière d'IA et d'automatisation intelligente des processus chez IDC, et compte parmi les analystes technologiques les plus expérimentés et les plus renommés d'Europe.

Le commentaire de Neil s'apparente à un playbook vous permettant de maîtriser l'automatisation sur le bout des doigts. En revanche, la plus importante leçon pouvant être tirée des connaissances partagées est la suivante : la clé pour conserver une longueur d'avance sur les perturbations est de disposer d'un plan de bataille sur la façon dont multiplier le succès de votre processus d'automatisation. Dans une économie numérique où la concurrence est féroce, il s'agit pour de nombreuses entreprises d'un défi existentiel.

La raison ? De toutes les technologies qui entraînent des perturbations, l'automatisation intelligente (AI) pourrait bien être la plus perturbatrice de toutes. Cette technologie a en effet déjà bouleversé tous les secteurs de l'économie en offrant la capacité à détecter et produire d'énormes volumes d'informations et à automatiser les processus et les workflows, même dans les plus grandes entreprises, en apprenant et en s'adaptant au fur et à mesure.

« Fondamentalement, l'automatisation intelligente a deux aspects, explique Neil Ward-Dutton. C'est une question de coût et de portée. Et elles sont très étroitement liées. L'automatisation n'est pas une nouveauté, c'est une caractéristique des entreprises depuis environ 200 ans. Nous automatisons les workflows et les processus depuis l'introduction de la fabrication industrielle au cours de la révolution industrielle. »

Automatiser à l'échelle : une stratégie à haut rendement

D'après Neil Ward-Dutton, l'économie n'est plus la même. Les technologies d'automatisation sont désormais disponibles pour un plus grand nombre de personnes afin d'améliorer l'efficacité, la qualité, le respect des règlements et toutes sortes de travaux administratifs dans chaque entreprise. Une enquête a ainsi confirmé que l'adoption de l'AI est une stratégie à haut rendement. Par exemple, 73 % des entreprises interrogées par Deloitte ont déclaré mettre en œuvre des plans d'automatisation intelligente, un taux qui a augmenté de plus de 58 % depuis 2019.

Et la tendance s'accélère : l'année dernière, le nombre d'entreprises déployant une automatisation intelligente à grande échelle a presque doublé, et 38 % de ces entreprises ont adopté une stratégie d'AI à l'échelle de l'entreprise. Il ne fait donc aucun doute qu'à l'ère de l'hyperautomatisation, le rythme effréné du changement sera déstabilisant pour les entreprises qui ne s'adaptent pas rapidement. C'est pourquoi, pour réussir, un plan de bataille alliant parfaitement flexibilité et contrôle semble nécessaire.

« En d'autres termes : comment trouver le parfait équilibre entre la liberté et la flexibilité d'une part, et le maintien du contrôle et de la gouvernance d'autre part ? »

Planifier sa réussite

Ce qui nous amène aux cinq éléments de l'automatisation à l'échelle et à la façon dont prévenir de possibles perturbations, d'après le chapitre de Neil Ward-Dutton dans HYPERAUTOMATION, un recueil d'essais sur le développement Low-Code et l'avenir de l'automatisation des entreprises récemment publié. Dans le contexte de l'hyperautomatisation, le Low-Code nous permet d'automatiser à grande échelle le plus rapidement possible. Toutefois, une automatisation rapide, sans un certain niveau de contrôle sur le processus de développement, peut aussi conduire à des perturbations.

Une façon d'y parvenir, selon Neil Ward-Dutton, est de bâtir un centre d'excellence (CoE), une stratégie qui permet de combler le fossé entre les entreprises et l'informatique. Il n'y a pas de solution miracle à cette approche, mais Neil Ward-Dutton nous donne les cinq éléments clés d'un modèle de CoE réussi :

  1. Dispenser des conseils et/ou des formations sur les bonnes pratiques en matière de projets individuels de manière à aider les équipes à associer les bonnes technologies pour servir les objectifs et les stratégies professionnelles à plus grande échelle.
  2. Fournir des services de mise en œuvre et d'administration aux équipes de projet lorsque celles-ci ont besoin de ressources spécialisées qu'il n'est pas forcément logique de gérer à plein temps (c'est-à-dire, des tâches spécialisées telles que la gestion des identités, l'intégration des applications, la conception de l'interface utilisateur, etc.).
  3. Gérer de manière centralisée les licences de la plate-forme et les mises à niveau pour les équipes de projet afin de garantir que votre entreprise obtienne des licences aux meilleurs prix possibles.
  4. Conserver la propriété intellectuelle (PI) des projets réussis : identifiez les actifs qui peuvent apporter une valeur ajoutée à de multiples projets et travaillez à les rendre réutilisables.
  5. Examiner et approuver les demandes avant le lancement du CoE pour s'assurer que les normes et bonnes pratiques pertinentes ont été suivies.

Actualités à suivre

Neil Ward-Dutton ne se contente pas de nous donner des informations sur l'histoire de l'automatisation ; il nous montre comment en tirer parti. Dans le prochain article de ce blog en deux parties, il reviendra sur l'évolution de l'automatisation et nous montrera comment mieux positionner nos entreprises pour qu'elles prospèrent dans une nouvelle décennie placée sous le signe de l'hyperautomatisation. Consultez cet espace pour en savoir plus.